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Cours d'indonésien/traductions/guides franco indonésiens

Apprendre l'indonésien

Les cours ont lieu jeudi de 19h00 à 20h30 (cours intermédiaire, comprenant un atelier de conversation)
et vendredi de 18h00 à 19h30 (cours débutant), rue Mouffetard, 75005.

Les cours sont assurés par Rizki Ramdhani, Fanny Thoret et Nathalie Wirja.

Tarif : Formule "forfait" : 18 euros pour une heure et demie de cours
Formule "à la carte" : 25 euros pour une heure et demie de cours

Les cours collectifs sont réservés aux membres de Pasar Malam, adhésion 25 euros par an.
Possibilité de suivre des cours privés.
Renseignements afi.pasar-malam@wanadoo.fr

IndonesiaL’Indonésie a plus de 240 millions d’habitants. Sa langue nationale, l’indonésien, est donc la 4ème la plus parlée dans le monde, après le chinois mandarin, l’anglais et l’espagnol, et avant l’arabe.

Le Monde qualifie l’Indonésie de « nouveau géant asiatique » (5 février 2013). De plus en plus d’entreprises françaises commencent à s’y implanter, sans compter celles déjà établies qui y développent leurs installations.

L’Indonésie est un pays multiethnique, multiculturel et multi religieux. La presse qualifie le pays de « troisième démocratie du monde » (après l’Inde et les Etats-Unis). Dans le sillage de l’élection présidentielle de juillet 2014, le New York Times titrait le 5 septembre : « Indonesia becomes a model of democracy ».

Pasar Malam propose des cours d’indonésien. Notre ambition est de faire connaître une langue que certaines méthodes décrivent malheureusement comme une « langue facile ». Nous estimons que l’indonésien mérite d’être étudié et parlé avec le même respect que n’importe quelle autre langue.

Nous mettons en avant un enseignement de la langue qui prend en compte la réalité sociale et culturelle de l’Indonésie. Dans ce but, nos enseignants travaillent avec l’excellent Manuel d’indonésien de Jérôme Samuel et Saraswati Wardhany, publié en 2012 par L’Asiathèque. 

Les cours ont lieu lundi et mercredi 19h00 à 20h30 (cours débutants), et mardi (cours débutants avancés) 19h00 à 20h30, rue Mouffetard, 75005, 20 euros le cours animé par Anda Djoehana, Fanny Thoret Hadiyanto et Nathalie Wirja.

Pasar Malam peut également mettre à disposition des traducteurs franco-indonésiens.

Renseignements : afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Guides bilingues

L’association Pasar Malam peut vous recommander des guides bilingues français/indonésien, ou français/anglais pour vous faire découvrir Paris et ses environs ou pour vous faire découvrir l'Indonésie .

Faire la demande par courriel à afi.pasar-malam@wanadoo.fr


La langue indonésienne

La langue nationale de l’Indonésie, appelée « indonésien », est une forme de malais. C’est le 28 octobre 1928, lors d’un « Deuxième congrès de la jeunesse » dans ce qui s’appelle alors Batavia, que les représentants de différentes associations de jeunes indigènes des Indes néerlandaises déclarent solennellement « honorer une langue, la langue indonésienne (bahasa Indonesia) ».

Le mot bahasa vient du sanscrit bhāṣā (भाषा). Diverses langues d’Asie du Sud-Est utilisent un mot dérivé de bhāṣā pour se désigner : phiesa khmae (« langue khmère »), phasa lao (« langue lao »), myanma bhasa (« langue myanma » ou birman), nepāl bhāsha (« langue du Népal », une langue tibéto-birmane qu’il ne faut pas confondre avec le népalais, qui est une langue indo-européenne), phasa thai (« langue thai »). Il est donc abusif d’appeler la langue indonésienne simplement bahasa.

Un peu d’histoire

Le malais est utilisé dans les ports de l’archipel depuis peut-être plus de deux mille ans. Il était la lingua franca qui permettait aux marchands et marins de différentes origines de se parler et de se comprendre. Sa diffusion serait ensuite liée à la montée en puissance, au VIIIe siècle, de Sriwijaya, une cité-Etat dont le site était l’actuelle ville de Palembang dans le sud de Sumatra et qui contrôlait le trafic maritime dans le détroit de Malacca.

Le déclin de Sriwijaya d’une part, la puissance montante de Java, qui repose sur une riziculture prospère, à partir du XIIIe siècle, éclipse peut-être un moment l’importance du malais. L’essor de Malacca, fondé vers 1400 par un prince de Palembang, qui devient rapidement le port le plus important d’Asie du Sud-Est et dont les marchands sont à leur tour présents dans les ports de l’archipel, se traduit par une nouvelle diffusion du malais, qui est leur langue. Antonio Pigafetta, un Italien de Vicence qui accompagne Magellan dans son voyage commencé en 1519, rapportera une liste de plus de quatre cents mots d’une langue qu’il dit être parlée aux Moluques et qui n’est autre que du malais.

Dès leur installation dans l’archipel au XVIIe siècle, les Hollandais utilisent le malais pour correspondre avec les souverains locaux, comme en témoignent des lettres rédigées dans cette langue qu’ils adressent à des dignitaires du sultanat de Banten, situé à l’ouest de Batavia.

Les Hollandais vont généraliser l’usage du malais dans l’archipel. Ils considèrent en effet que leur langue doit rester le privilège des maîtres. C’est donc en malais que le gouvernement colonial communique avec la population indigène de leur colonie. Ils encouragent la diffusion de cette langue. Ainsi en 1908, ils créent une Commissie voor de Volkslectuur (« commission pour la lecture populaire »), chargée de publier des ouvrages, notamment en malais.

Le choix, par de jeunes nationalistes, du malais comme langue de la nation qu’ils rêvent de bâtir en réunissant des populations qui parlent des langues diverses, était une nécessité. Aujourd’hui encore, les linguistes dénombrent plus de sept cents langues parlées en Indonésie. Compte tenu de cette diversité, le linguiste américain Scott Paauw, spécialiste du malais, a qualifié la politique linguistique nationale de l’Indonésie de « succès miraculeux », de « grand succès » et de « peut-être même le phénomène linguistique le plus spectaculaire de notre époque ».

Un peu de linguistique

L’indonésien appartient à la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Avec plus de mille deux cent langues répertoriées (soit près du cinquième des langues actuellement parlées dans le monde), la famille austronésienne est la deuxième la plus nombreuse, après celle des langues nigéro-congolaises de l’Afrique sub-saharienne. Les langues austronésiennes sont parlées dans une aire qui va de Taiwan au nord à la Nouvelle-Zélande au sud, et de Madagascar à l’ouest à l’île de Pâques à l’est. Avant l’expansion européenne à travers le monde, c’était la famille linguistique qui avait la plus vaste extension géographique.

Comme les autres langues austronésiennes, l’indonésien possède deux procédés de formation de mots très productifs. Le premier est l’affixation, par laquelle on applique à une « base », des préfixes, suffixes, circonfixes (combinaison d’un préfixe et d’un suffixe) et infixes (rares). Le deuxième est la réduplication, dans laquelle le mot est répété. Ce procédé peut s’appliquer sur un nom, un verbe, un adjectif, un adverbe. Il est très productif et permet de former, à partir d’une base, des dérivés dont le principe général est un « affaiblissement » du sens : généralisation, ressemblance, imitation, réciprocité, répétition, collectif, pluralité (qu’il ne faut pas confondre avec un pluriel grammatical qui n’existe pas en indonésien) et d’autres sens encore. Les deux procédés, affixation et réduplication, peuvent se combiner et produire encore plus de mots dérivés.

Une deuxième caractéristique de l’indonésien, qu’il partage avec les autres langues austronésiennes est la notion d’aspect verbal. Celui-ci indique l’état dans lequel se trouve le processus désigné par le verbe : l’action peut être en cours, être achevée, avoir eu lieu etc. Il doit être distingué du temps grammatical, qui indique la position dans le temps du moment où l’action a lieu : dans le passé, dans le présent ou dans le futur. Comme la plupart des langues austronésiennes (l’exception notable étant le malgache, vraisemblablement sous l’influence du bantou), l’indonésien ne marquent pas le temps grammatical.

Un autre trait de l’indonésien est l’opposition entre kita, « nous » inclusif, c’est-à-dire incluant la personne à qui l’on s’adresse, et kami, « nous » exclusif, c’est-à-dire excluant cette personne. On retrouve cette opposition dans pratiquement toutes les langues austronésiennes : kita et kami en amis de Taiwan et en tagalog des Philippines, isika et izahay en malgache, taaua et maaua en maori de Nouvelle-Zélande et en tahitien.