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Journée 2006

Samedi 28 octobre 2006

L'auteur dépaysé.
Ecrivains de double appartenance culturelle

Journée 2006 Littérature Pasar Malam

Deuxième édition des dix heures pour la littérature indonésienne sur le thème de la dualité langue maternelle / deuxième langue...

Samedi 28 octobre 2006, de 8h30 à 18h30, Palais du Luxembourg,
15 rue de Vaugirard, 75006 Paris, M° 10 Cluny La Sorbonne / RER B Luxembourg

Communiquer et comprendre

Si la langue nous permet de communiquer avec autrui, elle est plus qu'un simple moyen de se faire comprendre. La langue (trans)porte en elle-même la culture, c'est-à-dire l'entier système de valeurs grâce auxquelles nous percevons le monde et la place que nous y occupons. La langue, part intime de nous-mêmes, forme ainsi notre caractère, notre histoire, nos relations spécifiques avec l'extérieur. Chaque langue reflète et détermine une vision du monde. En apprenant une langue maternelle, ou une deuxième langue, on fait plus qu'apprendre à la parler, on adopte une (autre) forme de pensée, une (autre) conception du monde.

Les mots renvoient à des concepts qui interprètent de manière spécifique une réalité.

L'indonésien, langue officielle d'Indonésie, est parlé par environ deux cent millions d'individus, pourtant elle est la langue maternelle pour seulement 7% d'entre eux... Sachant que sur le territoire indonésien, on compte plus de trois cents langues régionales, l'unification linguistique a été un élément essentiel dans la formation de l'identité nationale.

Si l'on considère que l'acte d'écrire ne se limite pas à enfourcher un véhicule, que c'est aussi se promener avec plus ou moins d'assurance dans une culture, un environnement, une ambiance propres à une société donnée, il serait alors légitime d'ouvrir un espace de réflexion. C'est ce que nous souhaitons proposer ce 28 octobre où nous nous attacherons à cette question : comment l'écrivain créant dans une langue autre que sa langue maternelle construit-il son monde littéraire ? Passe-t-il par un processus douloureux, comme amputé d'un sens, d'une valeur, d'un rythme, introuvables dans sa "deuxième langue" ? Ou au contraire, l'écrivain s'épanouit-il, comme s'il était libéré de toute contrainte, dans un espace à conquérir où mythe et réalité peuvent être confondus, impunément et consciemment ?

Ouverture de bienvenue par :
Son Excellence Arizal Effendi, Ambassadeur de la République d’Indonésie
Mme Arwad Esber, Directrice Adjointe de la Maison des Cultures du Monde
M. François Taillandier, Président de la Société des Gens de Lettres de France

Intervenants en ordre d’arrivée :
Any Bourrier, éditorialiste RFI, Claude Hagège, linguiste, Collège de France, Seno Gumira Ajidarma, écrivain indonésien, Tewfik Hakem, journaliste France Culture, Waruno Mahdi, Indonésien linguiste indépendant, Jérôme Samuel, indonésianiste, linguiste, INALCO, Ayu Utami, écrivaine indonésienne, Juliette Jost, éditrice Flammarion, Monique Zaini Lajoubert, spécialiste littérature malaise, CNRS, Christiane Chaulet Achour, professeur de littérature comparée et francophone à l’université de Cergy-Pontoise, Fouad Laroui, d'origine marocaine, écrivain, professeur d'économie à l’Université Libre d’Amsterdam, Etienne Naveau, spécialiste littérature indonésienne, INALCO, Philippe Noble, essayiste, traducteur, Nourredine Saadi, d'origine algérienne, écrivain, juriste-anthropologue, Brigitte Ouvry-Vial, Editions L'Inventaire.

Des conférences, tables rondes, film, interview, exposition de livres et DVD

Télécharger le programme détaillé. 

Merci pour cette journée du 28 Octobre !

Nous voudrions remercier nos partenaires pour la journée du 28 octobre, dont voici la liste...

Du monde, un beau temps fixe, pas un seul nuage pour assombrir un horizon infini et prometteur de voyages nouveaux, des voisins de serviette de bain pas trop loins avec qui échanger quelques remarques aimables sur la lecture, sérieuse ou légère, en cours.

Tels le soleil, l’océan, la plage, les palmiers, les intervenants nous appelaient à nous allonger dans la splendeur d’un savoir donné sans retenue. Nous nous sommes plongés dans des oeuvres qui feraient de nous tous des linguistes passionnés, de brillants intellectuels, de grands écrivains plein d’esprit et d’humour. Des heures durant on s’est imaginé tour à tour étudiant, créateur, voyageur sans bagages, avec juste quelques photos qui fixeraient les goûts et les couleurs attrapés ailleurs.

Les photos je les ai déjà fait développer, le talent, lui, restera du domaine des fantasmes, je ne trouve rien de plus inspiré que d’exprimer ici ma reconnaissance, mes remerciements vifs et vrais à vous tous et, en particulier et dans l’orde de leur apparition, à

Son Excellence Arizal Effendi,

Madame Arwad Esber,

Monsieur Claude Hagège*

Monsieur Seno Gumira Ajidarma

Monsieur Tewfik Hakem

Monsieur Waruno Mahdi

Monsieur Jérôme Samuel

Madame Ayu Utami

Madame Juliette Joste

Madame Monique Zaini-Lajoubert*

Madame Christiane Chaulet Achour

Monsieur Fouad Laroui

Monsieur Etienne Naveau*

Monsieur Philippe Noble

Monsieur Nourredine Saadi

Madame Brigitte Ouvry-Vial

Madame Any Bourrier* à qui je dois des excuses. N’ayant su respecter le temps, je n’en ai pas eu pour Any, présentatrice de la journée, rôle qu’elle avait accepté avec grâce et préparé avec tout le sérieux qu’on lui connaît. Ne m’en veuilles pas trop, Any !

Mais aussi à

Henri Chambert-Loir, EFEO, intellectuel rigoureux, spécialiste de la littérature indonésienne à l’esprit partageur, pour une aide active, vitaminée, nourrissante, qui m’a permis de renforcer une réflexion anémique.

Ceux qui nous ont soutenus : Philippe Adnot, sénateur ; l’Ambassade de France; l’Ambassade d’Indonésie; l’Ambassade des Pays-Bas; le Centre National du Livre; la DRAC-Ile de France; l’Institut Néerlandais; le NLPVF-Amsterdam; la Société des Gens de Lettres; la Maison des Cultures du Monde et bien sûr Willem.

Mesdames et messieurs du public, nombreux, réceptif, attentif, chaleureux, et indulgent envers une organisation tâtonnante. Je salue en particulier Sylvia Dornseiffer, directrice de Fonds voor de Letteren, Amsterdam.

Les *membres de l’association franco-indonésienne Pasar Malam, Jacqueline Camus pour la relecture minutieuse des documents du 28 octobre, Ilya EggerIba Sudharsono, les chauffeurs privés d’Ayu Utami et Seno Gulmara Ajidarma de cette journéeou ceux encore venus de loin comme Philippe Borsa de la Nouvelle Calédonie. Une pensée pour Alfred Birney, écrivain indo-néerlandais, François-René Daillie, écrivain et traducteur Adriaan van Dis, écrivain néerlandais, etElisabeth Inandiak, journaliste, traductrice et écrivain, invités mais retenus chez eux pour des raisons indépendentes de leur volonté.

Mesdemoiselles Dwi et Tri, contrôleuses d’un jour, ces étudiantes indonésiennes n’ont été avares ni de leur temps, ni de leur sérieux, avec abnégation, (raté, pour elles, l’unique programme qui valait le déplacement à Paris !) elles ont assumé leur rôle jusqu’au bout avec juste une interruption déjeuner assurée par Gwen, jeune étudiante franco-anglaise.

Messieurs Jean-Marc de GraveDominique Maison*, interprètes.

Madame Hélène Blanchard* qui va plancher sur les actes du colloque.

Messieurs Jorge Egger*, Dominique Maison*, respectivement trésorier préféré, chargé de relations avec les associations des étudiants indonésiens en France (PPI) préféré aussi. Pendant ses dix derniers mois, le premier a donné régulièrement sa démission, toujours refusée, le deuxième a pris soin d’inscrire mon nom sur le répertoire visible de son téléphone mais n’a pu vraiment échapper à mes appels au secours auxquels il a quand-même (au boulot !) répondu avec discernement.

Messieurs

Marc CHU, Asie à Paris, portail

Arnaud Dubus, Focus Asie du Sud-Est, journal

Socrate Georgiadès de la Gazette de Bali, magazine

Madame Marie Le Sourd, Centre Culturel français, Yogyakarta

Le restaurant Indonesia

Enfin mes proches, et spécifiquement Pascal, présent, patient, paisible...

Exemples de livres à lire ou émissions à écouter y compris sous les palmiers :

Combat pour le français, Au nom de la diversité des langues et des cultures, ou L’homme de ParolesClaude Hagège

Saksi Mata (Témoin oculaire), ou Jazz, Parfum dan IsidenSeno Gumira Ajidarma

Le choix des armes, France Culture, Tewfik Hakem

"Old Malay", in Alexander Adelaar & Nikolaus P. Himmelmann (eds.), The Austronesian Languages of Asia and Madagascar. London & New York: Routledge, 2005, Waruno Mahdi

Modernisation lexicale et politique terminologique: le cas de l'Indonésie de Jérôme Samuel

Larung, ou SamanAyu Utami, en cours de traduction par Elisabeth Inandiak*, pour publication au printemps 2007 par Flammarion.

L'Image de la femme dans les litteratures modernes Indonesienne et Malaise,Monique Zaini-Lajoubert

Les Mille et une nuits et leurs réécritures au XXe siècle, ou Conte et narration au fémininChristiane Chaulet Achour et les écrivains mentionnés par elle comme Leïla Sebbar, Mohammed Dib, Maïssa Bey

De l’islamisme. Une réfutation personnelle du totalitarisme religieux, ou Tu n'as rien compris à Hassan IIFouad Laroui

La Nuit des origines, ou La maison de lumièreNourredine Saadi

Les collectifs édités par l’Inventaire, dirigés Brigitte Ouvry-Vial12 poètes albanais et français, 9 poètes argentins, 7 écrivains iraniens d'aujourd'hui, 20 écrivains parlent de leur arrondissement, par exemple

Sur radio R.F.I., section Asie, par Any Bourrier, éditorialiste

Initiation rituelle et arts martiaux - Trois écoles de kanuragan javanais, Jean-Marc de Grave

Tous les livres d’Henri Chambert-Loir

Renseignements supplémentaires sur le site de la majorité des personnnes citées ci-dessus.

Cordialement,

Johanna Lederer