Pendant la crise de 1970-1990, comme lors des précédentes, toutes les structures de l'ensemble économique sont en effet atteintes et profondément modifiées. Le niveau de vie des Hongrois se situe aux alentours de 80-90 % de la moyenne européenne dans les années 1970. Ensuite, le processus de concentration des firmes et des banques des pays industrialisés atteint une intensité sans précédent. En 1973, il est à nouveau dévalué, son taux de change par rapport aux autres monnaies devient fluctuant et sa définition en or est en voie d'abandon. Le 1er août 1974, la Belgique arrête l’immigration économique. Modèle économique des années 70’ : mythes et réalités. Un certain nombre d'événements spectaculaires – les chocs monétaires, pétroliers, puis financier et boursier – sont intervenus, qui ont masqué ce mouvement d'ensemble. En moins d'un siècle, la révolution industrielle du xviiie siècle a réussi à transformer de petites sociétés agricoles en nations industrialisées aptes à développer des empires coloniaux. La crise des années 1970-1990 a d'abord pris la forme de l'inflation, alors que les crises antérieures, sous le régime de l'étalon-or, se traduisaient plutôt par une baisse des prix, la pression des produits « soldés » l'emportant sur la dévaluation monétaire. En 1981, le cours du pétrole chute fortement entrainant une baisse sensible des recettes issues des exportations du Mexique. Aussi la rupture des années 1974-1975 est-elle perçue comme un événement passager, dû à une cause fortuite : la hausse des prix du pétrole. par Pauline Prodhome, Publié dans Aucune crise ne ressemble à celle qui l'a précédée parce que chaque système économique se caractérise par des structures plus complexes que celles du système antérieur. Au début des années 1920, ils connaissent de grands mouvements sociaux (crise de reconversion doublée d’une crise sociale). Or, l'histoire économique enseigne que, à mesure que les technologies se développent, les besoins d'investissement des entreprises croissent et qu'elles doivent donc accroître leur taille. Tous les signes qui s'étaient manifestés dès le tournant des années 1970 s'amplifient au cours des années 1980 : baisse du taux moyen de profit des entreprises, révolution technologique, concentration et multinationalisation du capital, nouveaux produits, chômage. Ils ont peur des Rouges (Red Square), les bolchevicks (communistes qui ont destitués le tsar de Russie Nicolas II). Une non-concordance entre phases de croissance et phases de crise semble devenue la norme dans les trois pôles de ce qu'on a appelé la Triade. Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour (qui oppose L’Egypte et la Syrie à On autorise l’économie à s’inspirer des principes d’économie libre ce qui profite à toute la population. Le pays se remet mal et difficilement de la guerre et connait des problèmes récurrents de chômage, d'inflation et de productivité. À partir du milieu des années 1990, époque à laquelle on assiste, simultanément, à une reprise américaine, à une léthargie européenne et à une forte croissance asiatique, on peut de nouveau se demander si la crise est terminée. Ils traduisent l'approfondissement de la crise et le bouleversement général des structures économiques du monde industrialisé, déjà fragilisées au cours de la décennie précédente. Par ce trait, auquel s'ajoute l'extension de l'espace économique à des dimensions mondiales, elle prend une place particulière dans l'histoire des sociétés. Toutefois, la baisse du chômage s'accompagne (à partir de 1986) d'une faible reprise de l'inflation. Les années 70 Le début des années 70 annonce la crise économique qui éclatera en 1973-74 avec la crise pétrolière. Ainsi il a fallu plus de vingt ans pour que l'ancien corps économique, générateur de la grande croissance des années 1945-1970, soit complètement remodelé. Fusions et absorptions se multiplient. De même, le commerce international, loin de régresser, s'est accru, du fait des échanges intra-firmes des multinationales, plus vite que l'activité économique dans les différents pays. Mais le rythme des innovations va continuer à s'accélérer et l'espace ne manquera pas de déborder la Triade. Tous les aspects de la société vivent de profonds changements. En cette fin des années 1960 commence aussi une nouvelle révolution technologique. omi Comparaison de la crise des années 30, celle des années 70 et celle que nous traversons depuis 2007. Celle-ci est générale dans les pays industrialisés (Japon excepté), qui retrouvent parfois les taux des années 1982-83, et montre que la crise n'est pas terminée. La crise des année 70: Tout d'abord, les médias ont parlés de deux crises des années 70 mais en réalité il n'y en a qu'une mais dû à deux chocs pétroliers. À l'époque, peu d'économistes comprennent que ces indices annoncent l'entrée des pays industrialisés dans une crise économique qui durera plus de vingt ans. Confronté aux hausses du chômage et de l’inflation liées à la crise économique mondiale des chocs pétroliers, l’État peut-il continuer à financer une protection sociale, certes généreuse, mais dispendieuse ? Les espaces nationaux devenant insuffisants pour assurer la rentabilité des investissements requis, la multinationalisation des entreprises devient la règle. Ils ont plutôt tout les deux la même origines, c'est à dire essentiellement une origine politique, géopolitique. Enfin, leur multinationalisation, phénomène exceptionnel avant 1970, s'amplifie, conduisant à la naissance des concepts de mondialisation et de globalisation économique. Un important volant de chômage, enfin, fait son apparition entre 1968 et 1972 dans les pays industrialisés, habitués, pendant la période antérieure, à une situation proche du plein emploi. Comme toute crise économique, celle-ci a ses spécificités, liées au moment de l'histoire où elle apparaît. Les vingt ans d’autarcie, de 1939 à 1959, ont empêché le développement du pays, tout comme le fort protectionnisme établi. Au cours de la seconde période, après 1981, l'inflation régresse du fait de l'élimination d'une grande partie des créances dévalorisées (faillite des entreprises), mais le chômage s'amplifie : il atteint en 1982-83 ses plus hauts niveaux (plus de 10 % en moyenne aux États-Unis et en Europe). Enfin, une autre spécificité de la crise de la fin du xxe siècle est qu'elle a opposé deux modèles de capitalisme. | Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique d'un ou de plusieurs pays. Si l'on considère le niveau de l'activité économique en Asie et aux États-Unis, la réponse sera affirmative, mais elle ne peut l'être dans le cas européen, où les taux de chômage demeurent élevés. Il cesse d'être convertible en or. Cette période de crise économique et sociale débouche ainsi sur une mutation des régimes autoritaires, qui s'opère en deux temps. Elles marquent également le retour en force des idées libérales (les « Chicago Boys » au Chili, Margaret Thatcher au Royaume-Uni) e… Le niveau de vie des Hongrois se situe aux alentours de 80-90 % de la moyenne européenne dans les années 1970. La croissance économique n'est plus régulière : on parle de croissance molle. Sachant que seule une révolution technologique permet de dépasser ce blocage et d'obtenir de nouveaux gains de productivité, il n'est pas surprenant de constater simultanément (troisième signe) le développement de nouvelles technologies. La crise des années 1970 ne répond que très partiellement à cette perception. Et 2010 par la Crise économique années 70 suppression des 2% du 19 septembre : sparkswap lance une pratique le dérèglement et si la crise laissera des institutions bancaires ont eu un vrai virage vers l’achat de distinguer les taux directeur du produit intérieur brut a généralement pas réalisée 1. Vers 1990, une quatrième période se dessine, marquée par la remontée du chômage. Trop endettés, ces pays ont fait défaut. Si l’on rajoute à cela les craintes renforcées d’une crise économique durable, le résultat serait un anglicisme non anodin : stagflation. Enfin, le bouleversement du monde économique, en engendrant faillites et inadaptations, provoque – dernier signe – la montée du chômage. La modification du commerce mondial (cinquième signe) s'explique par la révolution technologique. L'insolvabilité du tiers-monde a été, elle aussi, une conséquence de la crise. C'est autour de cette date, en effet, que plusieurs indicateurs (qui n'offriraient guère de signification pris séparément) deviennent révélateurs (si on les examine ensemble et si on les considère sous le jour de l'évolution économique) d'une crise. De nouvelles formes de consommation apparaissent avec l'explosion de nouveaux produits. Au Canada, les changements sont considérables. Au cours de la première, qui dure jusqu'en 1981, les créances sur l'économie se dévalorisent parce que la crise se développe. Cette « mondialisation » ne concerne, pour le moment, que les trois pôles de la Triade, car le processus de multinationalisation des firmes et des banques n'est à l'œuvre que dans les pays anciennement ou nouvellement industrialisés. Mais ce résultat ne doit pas être un postulat et doit en tout cas se nourrir de la prise en compte des spécificités historiques. Introduction : Les disfonctionnements de la fin de la période des trente glorieuses vont dégénérer en une situation de crise économique dont on va rapidement faire des parallèles avec la crise des années 1930. Si l'on veut bien considérer que l'inflation, premier signe observé, signifie que les créances sur l'économie – contreparties de la masse monétaire – se dévalorisent, cette inflation trouve son explication dans le deuxième signe : la baisse de rentabilité moyenne des entreprises du monde industrialisé. La crise économique des années 1970 [Analyse, Histoire, XX°] Publié le 25 juillet 2006 par Pauline Prodhome. La crise pétrolière du milieu des années 1970 renvoie la Suisse à un souvenir douloureux: celui d’une flambée du chômage qui toucha près de 21 000 personnes. Or, des taux d'intérêts élevés renchérissent le crédit, détournent les capitaux de l'investissement au profit de la spéculation, ce qui freine l'activité économique. Tous les signes qui s'étaient manifestés dès le tournant des années 1970 s'amplifient au cours des années 1980 : baisse du taux moyen de profit des entreprises, révolution technologique, concentration et multinationalisation du capital, nouveaux produits, chômage. Ainsi, le choc pétrolier de 1973 – comme, auparavant, le choc monétaire de 1971 ou tous les autres chocs plus récents –, loin d'avoir provoqué la crise, en découle. C’est de ce travail que découle la construction de la réflexion et la formulation de la problématique. Deux types d'explications ont été proposés. Les spécificités de la crise des années 1970, avec notamment le phénomène de la stagflation (inflation et ralentissement de la croissance vont de … www.stratogeo.com. Les effets à long terme de cette période de récession ont contribué à la crise de la dette des pays en voie de développement, à la crise des Savin… Ces erreurs de diagnostic tiennent à de graves lacunes dans la théorie des crises. Toutes les structures du corps économique seront progressivement bouleversées en attendant que, de la crise, sorte un nouveau monde économique. Au début des années 1970, la situation économique de l’Espagne est peu reluisante par rapport à ses voisins européens. Le cyclone de Bhola (11 novembre 1970, Asie) est le plus meurtrier de l'histoire.Il toucha l'actuel Bangladesh (villes de Chittagong, Khulnâ) et provoqua une submersion marine et une marée de tempête.Il y eut environ 400 000 victimes [4]. sens « dogmatique » puisqu’elle consiste à dire que la crise des années 70 obéit au jeu des contradictions fondamentales du capitalisme, de ses invariants. Au début des années 1970, la Hongrie accroît ses contacts commerciaux et culturels avec les pays non communistes. Après 1984-1985, date que l'on peut fixer pour l'entrée dans la troisième période, la rentabilité des entreprises s'améliore et le chômage se stabilise et même régresse. « conseil des correcteurs » : On définit toujours les termes une première fois en « eux-mêmes » (définition stricte). À ce jour, les économistes se demandent toujours si un événement en particulier, comme le krach de la bourse de New York en 1929, est à l’origine de la crise. Devant le faible taux de rentabilité des entreprises des pays industrialisés, les banques multinationales ont été incitées à effectuer des prêts hasardeux à des pays qui semblaient plus dynamiques. Au niveau économique, ça ne va pas fort non plus. Les États-Unis et le Japon sont sortis de cette récession relativement tôt, mais un chômage élevé continuera d'affecter de nombreux pays de l'OCDE jusqu'en 1985. Même près de 90 ans plus tard, cette crise reste toujours présente à l'esprit des investisseurs. Plus généralement, la crise des années 1970-1990 apparaît comme l'aboutissement d'un long mouvement d'évolution économique dont le rythme n'a cessé de s'accélérer. Nous arrivons au terme d’un long cycle libéral démarré à la fin des années 70 et qui a entamé son déclin lors de la crise de 2008. Louis Gill, en s’inscrivant dans le courant du marxisme classique, écrit à propos de la crise des années 1960-1980: « Quelle que soit la manière dont elle est déclenchée, la crise se manifeste sous la forme d’une surproduction de marchandises. Au début des années 1970, la Hongrie accroît ses contacts commerciaux et culturels avec les pays non communistes. Après la période mouvementée de la Révolution tranquille des années 1960, la modernisation du Québec se poursuit dans les années 1970.D'importants changements de mentalité se produisent. Abdelhak Lamiri . Par contre, dans les 20 dernières années, François Vaillancourt observe un léger recul par rapport aux années 70. Tout ensemble économique rencontre, à un moment de son histoire, ses propres limites dans la poursuite des gains de productivité, poursuite qui ne peut cesser, puisqu'elle est le moteur de l'évolution économique. Partie des États-Unis à la fin de l'automne 1929, elle s'était rapidement étendue au monde entier. La récession du début des années 1980 est le nom donné à une période de grande récession économique mondiale affectant de nombreux pays développés à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Entre 1975 et 1985, l'inflation dépasse les 10 % (on parle de stagflation ). Depuis le I° choc pétrolier de 1973 et la récession de 1974, le monde est plongé dans une crise économique: il … Certes, les responsables de l’économie et de la politique n’ont pas prévu la crise de 1973 ; certains ont même pensé dans un premier temps qu’elle aurait des effets mineurs et que Une fois ce travail effectué, on définit les termes les uns par rapport aux autres. En 1973, puis de nouveau en 1979, les pays producteurs de pétrole décident de fortes hausses des prix du pétrole. Il convient également d'insister, à la fin des années 1990, sur le constat d'une triple accélération. WASHINGTON — L’économie planétaire doit se contracter de 5,2 % cette année à cause du nouveau coronavirus, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. La concentration du capital des firmes et des banques connaît, dans les pays industrialisés, une nouvelle poussée. Les difficultés économiques et la crise des années 1970. Par la suite, d'année en année, les responsables de l'économie annonceront la fin de la crise pour… l'année suivante. A la fin des années 70, les régimes en sursis se conforment aux exigences des bailleurs de fond en matière de libéralisation économique (I). De plus, à la fin de la décennie, tandis que la croissance américaine se poursuit et qu'une reprise se dessine en Europe, un choc asiatique survenu à partir de 1997 fait plonger tous les indicateurs locaux. La France revint donc dans les années 1970 à des méthodes plus classiques : les grands emprunts se multiplièrent (1973, 1976, 1977 et, bénéficiant de forts avantages fiscaux, 1978). Les taux de croissance de la productivité, très bas dans les année… Une crise économique. On autorise l’économie à s’inspirer des principes d’économie libre ce qui profite à toute la population. Nouveaux modes d'épargne monétaire, nouveaux produits financiers, transformation du rôle de l'État et du rapport à l'économie internationale sont autant de mutations provoquées par la crise. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous : CHEAR - Lanxade - Les nouveaux Enjeux géostratégiques, Saint Petersbourg [Photos, Voyage, Russie], 1968 dans la Monde [Analyse, Histoire, XX°], Le GPRF et la IV° République [Analyse, Histoire, XX°, France], Tentatives d’assainissement du commerce international, Poursuite de la crise dans les années 1980, Pour donner votre avis sur cet article, utilisez la fonction "Ajouter un commentaire". Il a fallu 3 000 ans pour que la révolution néolithique fasse passer les sociétés préhistoriques de la chasse-cueillette à l'agriculture et à l'élevage. Les taux de croissance de la productivité, très bas dans les années 1970-1980 (en moyenne inférieurs à 1 % alors qu'ils se situaient autour de 3 % dans les années 1960), montrent que le système a atteint ses limites de productivité. La dette totale du … Les mesures keynésiennes de soutien aux économies prises dans les années 1970-1980 ont permis d'éviter que la crise ne soit trop brutale : les taux de croissance ont été faibles ou nuls, mais ne se sont pas effondrés, contrairement à ce qui s'était produit dans les années 1930. 25 juillet 2006 Les causes de la crise Les mutations structurelles On remarque un essoufflement du fordisme et une usure du modèle de croissance fondé sur la demande. C'est bien ce qui se produit au tournant des années 1970 sous la forme de la concentration du capital industriel et bancaire (quatrième signe). Le modèle européen est celui d'une croissance plus faible, d'un fort chômage et de prélèvements publics élevés, nécessaires au financement des indemnités sociales. Site d'information et de réflexion sur le monde et les Relations internationales dans une perspective historique et géopolitique, Publié le Pour calculer les effets d’une crise économique et pour "relancer" un pays, les politiques se basent presque exclusivement sur le PIB. Cependant, à la fin des années 1970, alors que la crise économique pousse les pays occidentaux à réduire leurs importations, notamment de produits de base tels que le cacao qu’ils achetaient aux pays du Sud, on assiste à un retour en force du libéralisme, en particulier aux Etats-Unis. Plus de 4 000 personnes ont été arrêtés le 4 janvier 1920 aux États-Unis et envoyés en Russie. C'est dans cette optique qu'il faut analyser la crise des années 1970-1990. La cause profonde, traduite par un faisceau d'indices cohérents, tels l'inflation et le chômage, est à chercher dans les limites de productivité partout atteintes, au tournant des années 1970, dans les pays industrialisés. Ils traduisent l'approfondissement de la crise et le bouleversement général des structures économiques du monde industrialisé, déjà fragilisées au cours de la décennie précédente. Dans le même temps, la structure du commerce mondial change. La crise économique des années 1970 [Analyse, Histoire, XX°] Publié le 25 juillet 2006 par Pauline Prodhome. Depuis le début du XXème siècle le monde a traversé trois crises majeures qui ont ponctué la vie économique du globe. La Grande Dépression (Great Slump) a été pour le Royaume-Uni la plus grave crise économique du XXe siècle. Les années 1970 sonnent le glas de la période de croissance des « Trente Glorieuses », avec la décision des États-Unis de suspendre la convertibilité du dollar (1971), le premier choc pétrolier consécutif à la guerre du Kippour (1973) et le second choc pétrolier consécutif à la révolution iranienne (1979). Elles en étaient en fait la conséquence, dans la mesure où, celle-ci se traduisant par une baisse de rentabilité de l'économie américaine, le dollar se trouvait dévalorisé et rendu instable. Il a des répercussions en Russie et au Brésil. Le premier, dit « anglo-saxon », associe une croissance forte à un faible chômage et à un accroissement des écarts de niveau de vie entre riches et pauvres.