Vous nous parlez d'ennemis qui menacent nos foyers: c'est là que nous saurons les repousser, s'ils viennent nous attaquer; c'est là que nous saurons défendre contre eux et contre tous autres, nos femmes, nos enfants, nos bestiaux et nos récoltes, ou périr avec eux.Rendez à nos vœux les plus ardents nos anciens pasteurs; ceux qui furent, dans tous les temps, nos bienfaiteurs et nos amis; qui, partageant nos peines et nos maux, nous aidaient à les supporter par de pieuses instructions et par leur exemple. L'armée catholique et royale de Vannes de Cadoudal dominait dans le Morbihan mais son influence débordait aussi sur certaines zones des quatre autres départements bretons. Les Normands prennent la fuite, mais les Morlaisiens parviennent à repousser les insurgés. Concernant la profession des Chouans, environ 80 % d'entre eux sont paysans, dont près de 10 % de tisserands, dont les conditions de vie sont très proches de celles de la paysannerie[37], on compte également environ 10 % d'artisans[37]. Les paysans se portent ensuite sur Fougères, défendue par 500 à 600 gardes nationaux, mais Billaud-Varenne et Sevestre de passage en Bretagne, négocient avec les insurgés et les convainquent d'envoyer une députation. Dans le Léon, au nord du Finistère, l'insurrection éclate le 18 mars à Plabennec, où les paysans attaquent les commissaires escortés par la garde nationale de Brest. Mais la guerre s'interrompt brusquement à la suite de nouveaux événements à Paris. Cette armée était forte de 12 divisions, plus tard reformées en 8 légions, ses effectifs allèrent jusqu'à 20 000 hommes. ». Peut-être quelques insurgés ont-ils eu cette idée suggérée par leur surnom. Déjà, la conscription du 15 août 1792 pose problème : la Révolution française ayant besoin de soldats, elle ordonne qu'un tirage au sort de combattants soit organisé par les autorités communales. Au sud de la Loire, la guerre de Vendée fait rage pendant plusieurs mois alors que le Nord semble globalement pacifié. Mais Cadoudal rassemble 8 000 hommes et contre-attaque. Il semble que la plupart des officiers royalistes leur conseillent de s'en tenir à leur fonction sacerdotale, ne serait-ce que pour en affirmer le caractère sacré et se démarquer des. On peut également rappeler qu'à la fin du XVIIIe siècle, le monde paysan regroupe 80 % de la population française[38]. Les colonels de l'Ille-et-Vilaine étaient Auguste Hay de Bonteville, Alexis du Bouays de Couësbouc, René-Benjamin du Bouays de Couësbouc, Jean-Joseph Ruault de La Tribonnière, Guy Aubert de Trégomain, Charles Sévère de La Bourdonnaye, Félicité de Botherel du Plessis, Henri Baude de La Vieuville, Mathurin Dufour plus ceux des Côtes-d'Armor. Bourmont signe la paix le 4 février[58]. Quelques chefs chouans reprennent les armes, le conflit s'étend désormais à la Normandie, jusqu'en Eure-et-Loir, avant de s'enliser[48]. Cependant l'unité du Morbihan est une exception, dans le nord de l'Anjou Marie Paul de Scépeaux de Bois-Guignot est reconnu comme commandant du nord du Maine-et-Loire, son autorité finit par s'étendre à la Loire-Atlantique, la Mayenne et la Sarthe. Cependant Puisaye se défend efficacement, il dispose toujours du soutien du comte d'Artois qui ne remet pas en cause son commandement. Le 24 décembre 1800, Pierre Robinault de Saint-Régeant et Joseph Picot de Limoëlan, envoyé à Paris, commettent un attentat à la machine infernale visant à tuer Napoléon Bonaparte. En 1799, les défaites militaires de la République, qui conduisent à de nouvelles levées d'hommes et au vote de la loi des otages, incitent les chefs chouans à relancer l'insurrection. ». Puis les mêmes insurgés marchent sur Rochefort-en-Terre, les 48 patriotes de la ville se rendent sous promesse de vie sauve, néanmoins trois d'entre eux sont lynchés par la foule[21]. Entrez des dates pour commencer. ». ». Néanmoins, les patriotes font plusieurs prisonniers, neuf d'entre eux sont exécutés et 18 autres déportés, ce qui incita les paysans à se soumettre. Réprimées par la troupe, ces jacqueries forment une pré-chouannerie[8]. On choisit là un bien mauvais temps pour laisser naviguer des mâchoires ! Cependant son commandent n'est que nominal, sur ses territoires comme dans les autres départements, les chefs chouans n'exercent leurs commandements qu'à l'échelle de leur canton. Stofflet est capturé, puis fusillé à Angers le 25 février 1796. Il n'est signé que par 21 chefs chouans sur les 121 présents, dont de Silz et Boishardy[49]. Le 26 décembre, le général de brigade Jean Humbert et le chef chouan Boishardy se rencontrent afin d'ouvrir des propositions de paix. À Saint-Ouen-des-Toits, dans le district de Laval, Jean Cottereau, dit Jean Chouan, ancien faux-saunier, prend la tête des insurgés. Pour la Vendée militaire, Suzannet succède à Charette pour les territoires de l'ouest de la Vendée et du sud de la Loire-Inférieure, Sapinaud reprend la direction de l'est de la Vendée, quant à Charles d'Autichamp, il succède à Stofflet dans le sud du Maine-et-Loire et le nord des Deux-Sèvres. Face à l'avance du général Brune, les derniers chefs capitulent. Au XIXe siècle, il s’est passé quelque chose d’absolument extraordinaire en Bretagne. Hoche met en place des colonnes mobiles, il promet l'amnistie aux Chouans qui font soumission, garantit la liberté religieuse et s'attache à discipliner l'armée. Pierre Guillemot pénètre dans Locminé et Sol de Grisolles prend La Roche-Bernard, tandis que Frotté est repoussé à Vire[54]. Finalement, le 28 décembre les consuls de la République proclament aux habitants de l'Ouest la liberté religieuse. Les malintentionnés y font allumer le feu du fanatisme. Du 27 mai au 9 juin il est jugé avec plusieurs autres conjurés, il reconnait avoir comploté contre le premier consul mais nie avoir participé à l'attentat du 24 décembre 1800. À Perros-Guirec, Tréguier, Ploubazlanec et dans les environs de Pontrieux, des commissaires sont chassés ou rossés, des gardes nationaux, des patriotes et des volontaires sont désarmés ou malmenés par les paysans et les marins qui refusent le tirage. — Milet-Mureau, une vieille perruque. Cadoudal échoue devant Vannes le 6 octobre, mais s'empare de Sarzeau, tandis que Mercier prend Saint-Brieuc. Mais la victoire des Impériaux reste sans lendemain, car 3 jours plus tôt Napoléon avait été vaincu par les Britanniques et les Prussiens à la bataille de Waterloo. Louis de Frotté commande 10 000 hommes en Normandie, en particulier dans l'Orne et une partie de la Manche, du Calvados et même de la Mayenne. Un excellent article du Figaro (24.07.2017), signé de Sébastien Lapaque, laisse passer une banalité très courante dans un papier sur les vins des Fiefs vendéens. Néanmoins Louis VI Henri de Bourbon-Condé échoue dans sa tentative de soulever les paysans et se réfugie en Espagne. Sociologiquement les Chouans sont des hommes jeunes et des paysans. Le commandement est réorganisé, avec l'aval du comte d'Artois, Georges Cadoudal prend le commandement du Morbihan où il dispose de 18 000 hommes, puis du Finistère et des Côtes-du-Nord où il nomme respectivement Le Paige de Bar et Mercier à la tête de ces départements. Mais à Londres, le comte d'Artois se méfie de Puisaye, car celui-là est partisan d'une monarchie parlementaire, tandis que celui-ci est absolutiste. Cependant le 23 juin 1795 une flotte britannique dirigée par le commodore John Borlase Warren débarque 3 500 soldats de l'armée des émigrés à Carnac. Les patriotes de La Roche-Bernard laissent les paysans entrer dans la ville à condition de ne pas commettre de pillages. Autant que les motivations religieuses, cette résistance trouve aussi son origine dans la sociologie et les mentalités collectives des populations, dont les solidarités traditionnelles sont mises à mal par la Révolution[2]. Les prisonniers, hommes, femmes et enfants compris sont fusillés ou envoyés dans les prisons de Nantes. Vous avez emprisonné plusieurs de nos camarades, rendez-les-nous[12]. Ses enfants sont élevés avec les principes qui sont les siens : ouverture d'esprit et tolérance. Cadoudal de son côté signe la paix le 14 février au château de Beauregard, près de Vannes, avec le général Brune[59]. Cette lettre produit un énorme retentissement chez les Chouans. Charette, traqué, est fait prisonnier le 23 mars avant d'être à son tour fusillé le 29 mars 1796 sa mort marque la fin de la guerre de Vendée. Boisguy est emprisonné le 18 mars 1797, Jean Jan est tué le 24 juin 1798. Georges Cadoudal signe la paix le 19 juin[51], Louis de Frotté refuse de signer lui-même la paix il s'embarque pour l'Angleterre et laisse ses lieutenants signer la paix le 23 juin. Génériquement appelés les « Vendéens » après la bataille de Pont-Charrault, les insurgés du sud de la Loire forment une « Armée catholique et royale » qui remporte plusieurs victoires contre les républicains mais qui finit par être écrasée en octobre 1793 à la bataille de Cholet[8]. Des bandes de paysans s'attaquent aux patriotes de leurs paroisses, qu'elles désarment et volent, puis envahissent le chef-lieu du district pour délivrer les hypothétiques prisonniers et détruire les listes servant au tirage au sort. On peut donc distinguer la pré-chouannerie, la micro-chouannerie, la chouannerie-guérilla classique, la chouannerie-militaire et la chouannerie-brigandage. Arrivés dans la baie de Saint-Brieuc aucune flotte britannique ne paraît, les Chouans regagnent alors le Morbihan et proclament Georges Cadoudal comme étant leur général en chef. Bourmont attaque le premier et prend Le Mans avec 3 000 hommes dans la nuit du 15 au 16 octobre. L’action se situe en Bretagne en 1799, en pleine guerre entre les Bleus et les Chouans. de Montauran – appelons-la Mme du Gua. Outre la division de Loudéac qui combattait avec le Morbihan, les Côtes-d'Armor comptaient trois divisions, celle de Saint-Brieuc, celle de Lamballe et Montcontour et celle de Dinan. « Les Chouans » de Balzac n’est qu’une caricature de paysan breton, évidemment. Mais Bonaparte détache 30 000 hommes des frontières et les envoie dans l'Ouest, sous les ordres du général Guillaume Brune. Les Républicains réagissent et en 1798, le ministre de la police Jean-Marie Sotin de La Coindière relance l'utilisation des Faux chouans. Au total 6 000 hommes rallient les Vendéens lors de la virée de Galerne, ces renforts prennent alors le nom de Petite Vendée. Mais des coups de feu isolés déclenchent le combat, des gardes nationaux sont tués, les autres prennent la fuite et les maisons des patriotes sont pillées. Le même jour, Louis de Frotté est fusillé à Verneuil-sur-Avre. Elle est étroitement liée à la guerre de Vendée qui se déroula sur la rive gauche de la Loire, l'ensemble de ces deux conflits étant parfois connu sous le nom de « guerres de l'Ouest ». Cependant, le 14 août, face au faible nombre de volontaires, le département ordonne un tirage au sort parmi les célibataires âgés de 18 à 45 ans. On ne m'a pas pardonné l'allusion; mais comme elle était juste, on ne s'est récrié que contre la prétendue profanation. Cette version est donnée par Jacques Duchemin des Cepeaux, qui affirme tenir ce détail du dernier frère de Jean Chouan : « Le nom de famille de Jean Chouan était Cottereau ; le surnom de Chouan avait été donné à son grand-père parce qu'il était naturellement taciturne et triste, et que, dans les réunions, il se tenait toujours dans un coin à l'écart. Le 24 octobre, 800 insurgés bretons et mainiots des environs de Fougères, Vitré et Laval, commandés par Aimé Picquet du Boisguy et Jean Cottereau, dit « Jean Chouan Â», capturent par surprise plusieurs centaines de soldats républicains commandés par le général Lespinasse au bourg de La Gravelle, entre Vitré et Laval. Pour s'opposer au Chouans, les Républicains, commandés par le général Jean Antoine Rossignol commandant en chef de l'armée des côtes de Brest, construisent des forts ou fortifient les bourgs à population patriote défendues par des gardes territoriaux locaux. Formés autour d'un noyau de combattants aguerris de la « Petite Vendée », les chouans pratiquent une sorte de guérilla qui naît dans les zones parcourues par les Vendéens, puis qui s'étend progressivement à travers la Bretagne, le Maine, l'Anjou et une partie de la Basse-Normandie[10]. Au total 50 000[32] à 70 000[33] Vendéens ont péri lors de la Virée de Galerne. Les principaux colonels étaient Jean Terrien, Michel-Louis Lecomte, Joseph-Juste Coquereau, Jean-Louis Treton, dit Jambe d'Argent, Marin-Pierre Gaullier, Michel Jacquet, dit Taillefer, Guillaume Le Métayer, dit Rochambeau et Claude-Augustin Tercier. Ce nom de « chouans » apparaît pour la première fois dans un document de l'administration républicaine le 27 octobre 1793, lorsque le district de Fougères rapporte dans son registre des délibérations : « Les cultivateurs sont dans l'état d'inquiétude et d'alarme, les brigands sont à Balazé, quinze brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les chouans frères. Et par qui vouliez-vous donc qu'elles le fussent, êtres lâches et stupides? Redéployés aux frontières, les forces républicaines dans l'Ouest ne sont plus que de 37 000 hommes[53] Les anciennes armées républicaines des côtes de Brest, de Cherbourg et l'Ouest ont fusionné pour former l'armée d'Angleterre alors dirigée par le général Michaud. Dans son rapport du 4 octobre 1793 devant la Convention, Basire attribue à cette conjuration le soulèvement de l'Ouest en mars 1793. Cette mesure est très mal accueillie par la population et les Cent-Jours virent renaître une petite chouannerie. Les Chouans est un roman d’Honoré de Balzac publié en 1829 chez Urbain Canel.. Commencé à l’automne 1828 et presque terminé à Fougères, dans la maison du général Gilbert de Pommereul, qui fut l’hôte de Balzac et demeura toujours son ami, le roman eut d’abord pour titre Le Gars, puis Les Chouans ou la Bretagne il y a trente ans, avant de devenir provisoirement Le Dernier Chouan. En 1791, le marquis de La Rouërie, qui s'est distingué lors de la guerre d'indépendance américaine, crée, avec l'aval du comte d'Artois, une organisation clandestine, l'Association bretonne, qui rassemble par diocèse avec comme principaux objectifs la défense de la monarchie contre la progression du républicanisme, la conservation des propriétés et le rétablissement des lois et coutumes particulières de la Bretagne. Dès 1791, 80 % du clergé breton refuse de prêter le serment à la constitution civile du clergé[10]. Les Chouans sont commandés par le Marquis de Montauran, dit le Gars. À Lannion, les insurgés envoient une déclaration: « Nous ne donnerons pas un soldat à la Nation.

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